Historique et perspectives




La naissance de la formation Génie atomique


Au milieu des années 50, l’industrie nucléaire naissante requiert des ingénieurs formés dans des disciplines technologiques de pointe que ne dispensent ni les universités ni les écoles d’ingénieurs.

Établissement d’enseignement supérieur institué en juin 1956 à l’initiative du CEA, l’INSTN crée le diplôme de spécialisation en Génie atomique (GA), habilité par la CTI (Commission des titres d’ingénieur). Le GA va ainsi se développer au sein du CEA fondé pour donner à la France la maîtrise de l’atome et de ses applications.

Le GA est dispensé depuis 1955 à Saclay où furent bâties les premières piles expérimentales, et depuis 1976 à Cadarache où naquit la filière à neutrons rapides. Depuis 1958, il est également enseigné à Cherbourg à l’EAMEA (École des applications militaires de l’énergie atomique) pour des officiers navals spécialistes de la propulsion nucléaire maritime.

Plus de 50 ans après sa création, le GA dispose de sérieux atouts pour conforter son ancrage dans les entreprises du nucléaire et, ce, dans un contexte socio-économique et énergétique mondial inédit.


Le nucléaire, filière d’avenir



- Le contexte international

Suite au dramatique accident survenu à Fukushima, et compte tenu de la position de certains de nos voisins européens, le débat sur l’avenir de la filière nucléaire est ouvert en France.

Considérons le monde tel qu’il est : le nucléaire reste une des filières d’avenir, d’une part parce que l’ère du pétrole bon marché se termine, d’autre part parce que les émissions mondiales de gaz à effet de serre atteignent un seuil inquiétant.

Dans ce contexte, certains pays européens comme la Grande-Bretagne, la Finlande, la République Tchèque, la Bulgarie, la Roumanie, et bientôt la Pologne, ont fait le choix de développer l’électronucléaire. D’autres s’y préparent. Ce sont toutefois les pays émergents (Chine, Russie, Inde…) qui affichent les programmes de construction les plus ambitieux.

En France, comme l’a montré la Cour des comptes en janvier 2012, la compétitivité du nucléaire reste démontrée, même après l’intégration des dispositions complémentaires de sûreté « post-Fukushima ».


- La recherche de compétences

En plus du développement de l’électronucléaire dans une partie du monde et du déploiement des dispositions de sûreté nucléaire « post-Fukushima », la pyramide des âges des professionnels du secteur impose de compenser prochainement de nombreux départs en retraite. Ainsi, l’électricien français EDF« est [ ] confronté à un renouvellement de son personnel qui représente un enjeu très important pour la sûreté des installations », selon l’ASN. « Environ 30 % de ses effectifs partiront à la retraite d’ici 5 ans, mais cette proportion atteint 50 % dans le personnel nucléaire. »(Les Echos, novembre 2012)

Dans les pays ayant développé une industrie nucléaire, les industriels et les exploitants embauchent largement, et de façon durable. En France, environ 40 % de l’offre d’embauche de jeunes ingénieurs, soit de l’ordre de 300 par an jusqu’en 2017, correspond à des métiers cibles du Génie atomique.




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Mise à jour le 23/05/2013
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