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Le groupe e-DEM livre la cartographie des métiers du démantèlement


Quels vont être les nouveaux métiers, quelles sont les compétences en tensions aujourd’hui ? Comment former au mieux les professionnels du démantèlement ? Telles sont les questions sur lesquelles le groupe e-DEM s’interroge. En 2020, il a dressé une cartographie commune de l’ensemble des métiers.


Reformé en 2018 pour réévaluer les besoins en formation dans le domaine de l’assainissement-démantèlement, le groupe réunissant les donneurs d’ordre et acteurs du secteur du démantèlement (EDF, Orano, CEA, ANDRA, COPSAR) piloté par l’INSTN, avait à l’époque livré une cartographie des formations existantes dans le domaine. En 2020, le groupe a cette fois dressé la cartographie des métiers d’un projet de démantèlement. Grâce à de multiples entretiens avec les experts les plus aguerris de la déconstruction en milieu nucléaire, et les responsables RH, le groupe a identifié les métiers et les compétences associés aux grandes phases d’un projet de démantèlement.

Mais ce n’est pas tout. Pour compléter le travail effectué, l’e-DEM a animé un atelier sur la base de son travail auprès d’une assemblée d’acteurs du métier lors des journées de Nuclear Valley. « Notre présentation a donné lieu à de nombreux échanges, et nous a permis d’affiner un peu plus notre constat et de caractériser plus finement certaines compétences, » s’enthousiasme Patrick Devaux, responsable de la thématique « Démantèlement » à l’INSTN et l’un des pilotes de l’e-DEM. 

Résultat. Une trentaine de métiers ont été décrits, parmi lesquels : ingénieur sûreté (déconstruction), ingénieur scénariste, ingénieur déconstruction, préparateur de chantier, opérateur assainissement- démantèlement… La suite du travail se déroulera en collaboration avec le Gifen, consistera à analyser la tension sur chacun de ces métiers selon les critères émis par le groupement des industriels de la filière.

Au-delà du service rendu à la filière nucléaire, via le Gifen, ce travail permet à l’INSTN de proposer des enseignements et formations au plus proche des besoins, notamment au sein de ses unités de Marcoule et de Cherbourg. Une action fondamentale au vu des 60 installations actuellement en chantier ou mises à l’arrêt en vue de leur démantèlement et ce rien qu’en France aujourd’hui.