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Sujets de thèse
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DRF : Sujet de thèse SL-DRF-20-0425

DOMAINE DE RECHERCHE
Modélisation du climat / Sciences de la terre et de l’environnement
INTITULÉ DU SUJET Français English

EVALUER LES CONTRIBUTIONS RESPECTIVES DES CHANGEMENTS D’OCCUPATION DES SOLS ET DU RECHAUFFEMENT MONDIAL SUR LA PLUVIOMETRIE ET SA VARIABILITE, DANS LES REGIONS DU MONDE OU L’AGRICULTURE EST PLUVIALE (NON IRRIGUEE)

RÉSUMÉ DU SUJET

Les changements d’occupation (par exemple la déforestation) et d’usages (par exemple l’irrigation) des terres jouent un rôle important dans l’évolution du climat, à l’échelle globale comme à l’échelle régionale. Ils sont une source importante de gaz à effet de serre pour l’atmosphère et contribuent ainsi au réchauffement du climat. A des échelles spatiales plus petites (le territoire, les régions) ils modulent la réponse de certaines régions au réchauffement climatique mondial par exemple en atténuant ou accentuant l’augmentation de la température estivale. Ils influent également sur l’intensité, la durée et la persistance des vagues chaleur.

On trouve plusieurs exemples, dans la littérature, des effets de l’usage des sols sur la température et les émissions de gaz à effet de serre. Ce sont les deux variables dont il est presque exclusivement question dans le rapport spécial du GIEC qui a été publié le 8 Août 2019. Plusieurs publications font cependant état d’effets importants de la déforestation tropicale sur les pluies en Amazonie. D’autres montrent les effets d’une afforestation ou de l’irrigation sur les pluies de mousson en Afrique et en Asie. Mais il n’existe aujourd’hui aucune évaluation du rôle que les changements d’occupation des sols jouent sur le cycle de l’eau, dans un climat en évolution. Comment les différentes composantes du cycle de l’eau sont-elles affectées par l’usage des sols ? Comment ces changements se comparent-ils à ceux résultant du réchauffement planétaire ?

Nous savons par ailleurs que les ressources profondes en eau des sols, utilisées pour l’agriculture irriguée, deviennent ou peuvent devenir plus rares dans de nombreuses régions du monde en réponse à une pression anthropique croissante et au changement climatique. Il est donc nécessaire de veiller à ce que l’agriculture pluviale puisse être maintenue dans le monde entier.

Nous proposons, pour ce travail de doctorat, d’évaluer les contributions respectives des changements d’occupation des sols d’origine anthropique et du réchauffement planétaire sur les changements passés et projetés de la pluviométrie, avec un focus particulier sur les zones agricoles actuelles, qu’elles soient irriguées ou non. L’étudiant analysera les simulations existantes, réalisées par divers groupes de modélisation de par le monde, dans le cadre des exercices du GIEC. Ces simulations portent sur les changements climatiques passés et futurs, avec et sans changements d’occupation des sols, à l’échelle mondiale comme à l’échelle régionale.

FORMATION NIVEAU MASTER RECOMMANDÉ

Master 2 et/ou diplome d’ingénieur

INFORMATIONS PRATIQUES
Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement
Extrêmes: STatistiques, IMpacts et Régionalisation
Centre : Saclay
Date souhaitée pour le début de la thèse : 01/10/2019
PERSONNE À CONTACTER PAR LE CANDIDAT

Nathalie de NOBLET  

CEA
DRF/LSCE (DSM)
Orme des Merisiers
Bât 714

Téléphone : +33 1 68 08 77 26

UNIVERSITÉ / ÉCOLE DOCTORALE
Versailles-St-Quentin-en-Yvelines
Sciences de l’Environnement d’Île de France
DIRECTEUR DE THÈSE

Nathalie de NOBLET

CEA
DRF/LSCE (DSM)
Orme des Merisiers
Bât 714